Rupture du ligament croisé antérieur
Au genou, une seule indication : la reconstruction du LCA sous arthroscopie, par prélèvement de fascia lata.

Au genou, le Dr Ginot concentre sa pratique sur une seule indication : la reconstruction du ligament croisé antérieur, dans la continuité de sa formation en chirurgie arthroscopique au CHU de Strasbourg et de sa prise en charge du sportif.
Une activité volontairement limitée. Les autres pathologies du genou — arthrose, prothèse, lésion méniscale isolée — ne sont pas prises en charge ici et sont orientées vers le chirurgien le plus adapté. L'essentiel de l'activité reste consacré à l'épaule.
Reconnaître une rupture du LCA
L'accident est en général identifiable : un mouvement de pivot, jambe bloquée au sol, parfois un craquement perçu, puis l'impossibilité de poursuivre l'activité. Le genou gonfle rapidement, dans les heures qui suivent — cet épanchement précoce est très évocateur d'une lésion ligamentaire.
Plus tard s'installe la plainte caractéristique : le genou « se dérobe » dans les changements de direction, les escaliers, les terrains irréguliers.
Le bilan
- Examen clinique — test de Lachman, recherche d'un ressaut rotatoire, évaluation des amplitudes et de l'épanchement.
- Radiographies — éliminent une fracture associée et analysent l'axe du membre.
- IRM — confirme la rupture et recherche les lésions associées : ménisques, cartilage, ligaments périphériques.
Opérer, ou non ?
La rupture du LCA n'impose pas la chirurgie. La décision se construit avec vous, à partir de quatre éléments :
- le niveau et le type de sport — les sports de pivot-contact (football, handball, ski, basket, sports de combat) justifient plus souvent une reconstruction ;
- l'instabilité ressentie dans la vie quotidienne, indépendamment du sport ;
- les lésions associées, qu'un genou laissé instable finit par aggraver ;
- l'âge, le métier et votre capacité à suivre une rééducation longue.
La technique : reconstruction au fascia lata
Le Dr Ginot réalise la reconstruction à partir d'un greffon de fascia lata, prélevé sur la face externe de la cuisse. Ce choix technique a plusieurs conséquences concrètes :
- Les ischio-jambiers ne sont pas prélevés. Ces muscles participent activement au freinage du tibia et à la course ; les préserver présente un intérêt particulier chez le sportif de pivot et le coureur.
- L'appareil extenseur n'est pas touché. Pas de prélèvement sur le tendon rotulien, donc pas de douleur antérieure du genou ni de fragilisation de l'appareil extenseur.
- Un seul greffon, deux gestes. Le fascia lata permet de réaliser dans le même temps la reconstruction intra-articulaire du ligament et une plastie latérale extra-articulaire, qui contrôle la rotation du genou. Cette maîtrise du ressaut rotatoire est un facteur reconnu de réduction du risque de re-rupture.
Le prélèvement laisse une cicatrice sur la face externe de la cuisse. Le site de prélèvement peut être sensible quelques semaines, sans conséquence fonctionnelle à distance.
La rééducation commence avant l'opération
Un genou froid, sec, avec une extension complète et un quadriceps réveillé donne de bien meilleurs résultats. Il est presque toujours préférable d'attendre quelques semaines et d'opérer un genou préparé, plutôt que d'intervenir sur un genou gonflé et raide — au risque d'une raideur post-opératoire difficile à rattraper.
L'intervention
Elle se déroule à l'Hôpital Albert Schweitzer de Colmar, le vendredi, en ambulatoire : vous entrez le matin et rentrez chez vous le soir même. Un transport en VSL peut être organisé. La partie articulaire est réalisée sous arthroscopie ; le prélèvement du fascia lata se fait par une incision sur la face externe de la cuisse. L'appui est le plus souvent autorisé d'emblée, avec des béquilles les premiers jours.
Le calendrier de récupération
- 0 à 6 semaines — récupération de l'extension complète, réveil du quadriceps, contrôle de l'épanchement.
- Consultation de contrôle à 6 semaines.
- 2 à 4 mois — renforcement progressif, vélo, natation.
- Vers 4 mois — reprise de la course en ligne droite.
- 9 à 12 mois — reprise des sports de pivot, après validation de tests fonctionnels et non selon un simple calendrier.
La rééducation est la partie la plus longue et la plus déterminante du traitement : elle se fait avec un kinésithérapeute proche de votre domicile, sur un protocole écrit qui lui est transmis.
Reconstruction du LCA en Alsace
Consultations au cabinet d'Obernai le jeudi et le vendredi, intervention le vendredi à l'Hôpital Albert Schweitzer de Colmar. Les sportifs de Strasbourg, Sélestat et Mulhouse y sont régulièrement pris en charge.
LCA : vos questions
Le prélèvement du fascia lata, sur la face externe de la cuisse, laisse les ischio-jambiers intacts. Ces muscles participent au freinage du tibia et à la course, et les préserver a un intérêt particulier chez le sportif de pivot et le coureur. Le même greffon permet en outre d'associer une plastie latérale de contrôle rotatoire.
Une bandelette du greffon est laissée sur le versant externe du genou pour contrôler la rotation, en complément de la reconstruction intra-articulaire. Le contrôle du ressaut rotatoire est un facteur reconnu de réduction du risque de re-rupture.
Il laisse une cicatrice sur la face externe de la cuisse et le site peut rester sensible quelques semaines. Il n'y a pas de conséquence fonctionnelle à distance.
Pas systématiquement. La décision dépend du projet sportif et professionnel, de l'instabilité ressentie au quotidien et des lésions associées. Un genou qui se dérobe ou un sport de pivot-contact orientent vers la reconstruction.
Non, et c'est souvent l'inverse. Opérer un genou encore gonflé et raide expose à l'arthrofibrose. Quelques semaines de rééducation préopératoire améliorent nettement le résultat final.
La reprise de la course se fait en général vers 4 mois, les sports de pivot vers 9 à 12 mois, après validation de tests fonctionnels. Une reprise trop précoce expose à une re-rupture.
Non. L'activité genou est centrée sur le ligament croisé antérieur. Les autres pathologies — arthrose, prothèse, pathologie méniscale isolée — sont orientées vers le confrère le plus adapté.